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Jacques PyExposition Konrad Loder

Le point de vue de Jacques Py

 











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       Konrad LODER, avec la carpe et le lapin.

 

L’examen critique du réel s’applique, chez Konrad Loder, sur son environnement immédiat, il n’est pas de sujet à portée de regard qui en réchappe. Un insecte, une plante verte, son vélo tout terrain, des boîtes de conserve… Ses objets subissent tous l'analyse plastique qui les réunira au sein d’un même ensemble : une œuvre spéculative sur l’impermanence des choses. À la Renaissance, on aurait parlé de studiolo ce lieu de recherches qu’est devenu son atelier où les sujets d’étude sont décortiqués, réduits à des principes mécaniques, offerts à de nouvelles logiques qui peuvent alors associer naturellement la carpe et le lapin ou la scolopendre et une chaîne d’arpenteur. Il s’agit bien là de disséquer les fonctions pour en provoquer un fonctionnement, un développement jusqu’à l’absurde : les boîtes s’emboîtent, les chaînes s’enchaînent, les roues s’enroulent et la boucle est bouclée. La seule échappatoire à cet univers autarcique de recyclage des formes et des usages devient alors ce journal diffusé sur Internet où l’humour de l’artiste rend compte avec lucidité, de la vanité d’une telle entreprise de déstructuration et de reconstruction perpétuelle.

 

Jacques Py
14 avril 2008